lundi 26 août 2019

« Je tiens d’abord à révéler que le 29 janvier 2016, date de la disparition présumée de Monsieur Birama Touré et commémorée tous les ans par ses proches, a coïncidé avec mon stage à l’école de guerre de Paris, donc avec mon absence du Mali durant l’année académique 2015-2016 et j’étais donc logiquement en position de stage pour mon service employeur, la Présidence de la République, et pour mon corps d’origine, la gendarmerie nationale.

M. Hugeux a d’ailleurs bien mentionné, dans son article sur le sujet paru le 08/02/19 dans le journal français L’express, que mon nom figure parmi les récipiendaires du brevet de l’enseignement supérieur militaire selon un arrêté du ministre de la Défense français de novembre 2016 consultable sur le site www.legifrance.gouv.fr. Pour votre gouverne, ce stage fut le couronnement d’un concours auquel j’ai réussi dès mars-avril 2015. N’étant donc ni au Mali, ni en position d’activité, ni un proche de Monsieur Karim Keïta, je pense comme tous les esprits sensés que je suis loin la personne qu’il informerait de « ses tracas » afin de se tirer d’embarras.

Loin d’être une preuve de mon implication dans la disparition de Birama Touré comme le laisse entrevoir M. Hugeux et M. Dramé dans leur article, mon stage à l’école de guerre constitue un alibi péremptoire.

De plus, mon départ de la Présidence de la République en juin 2017, soit un an et demi après la disparition de Birama Touré, sans qu’aucune enquête ou inspection menée par un « major colonel » du ministère malien de la Défense m’ait inquiété ou reproché quoi que ce soit, procède d’un choix personnel de continuer toujours mon héroïsme sacrificiel pour la République. C’est ainsi que le 29 décembre 2017, j’ai pris le commandement de la légion de gendarmerie de Ségou selon un décret présidentiel de novembre 2017, presque deux ans après la disparition de Birama Touré et non « quelques mois après cet épisode ». C’est quand même tiré par les cheveux que de lier mon départ pour Ségou à la disparition de Birama Touré. Comment peut-on échapper à la justice malienne ou se cacher à 240 km et à 2h de route de Bamako ?

Comme tout le monde, j’appris la disparition de Birama Touré seulement par voie de presse avec des journalistes qui se fourvoyaient dans le sensationnalisme. De même, j’appris seulement à travers un article de juillet 2018 du journal Le Sphinx de Adama Dramé que mon nom serait cité dans la disparition de Birama Touré. Là encore, l’artifice parut tellement grossier que je crus à la vieille formule journalistique qui consiste à prêcher le faux pour savoir le vrai ou encore à un scoop sensationnel qui allait faire long feu.

Par ailleurs, M. Hugeux dévoile peu ou prou l’identité des policiers et militaires qui auraient été des codétenus de Birama Touré à la DGSE. Certes il est de notoriété publique que ceux-ci étaient passés à la DGSE pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et, par ricochet, à tous les principes qui garantissent aujourd’hui la démocratie au Mali y compris le droit de Adama Dramé de dire ce qu’il veut et mon droit d’y répliquer, mais ce n’était pas en 2016. Ils avaient tous été mis à la disposition de la justice malienne et maintenus en détention à la gendarmerie du camp n°1 de Bamako courant 2015. Certains avaient même réussi, selon les médias, à s’y évader pour être repris à Conakry en novembre 2015. Quoique leur partage de cellule à la DGSE avec Birama Touré soit sujet à caution, un vrai journaliste d’investigation se méfierait des pourfendeurs et des damnés de la République qui ne lui veulent pas forcément du bien.

Le journalisme d’investigation n’est pas du rafistolage des rumeurs collectées dans les officines des forces centrifuges antidémocratiques et des imaginations romanesques pour causer des préjudices à ceux qui se dédient corps et âme à la défense de la République du Mali. »

Colonel Cheick Oumar N’DIAYE

Source: maliweb

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