mercredi 26 septembre 2018

 

Le Directeur du bureau des enquêtes à la direction générale de la douane malienne, Mamadou Traoré, fait de nos jours l’objet d’attaques gratuites de la part de certains commerçants mais aussi des transitaires. Raison évoquée, sa rigueur dans le traitement des dossiers au niveau de son service.

Depuis sa prise de fonctions au niveau du bureau des Enquêtes en qualité de Directeur, Mamadou Traoré est en train de mettre de l’ordre au niveau de ce service afin que certains opérateurs économiques véreux et transitaires ne puissent pas continuer à s’enrichir sur le dos de l’Etat. Des reformes majeures qui coupent aujourd’hui le sommeil à bon nombre de commerçants sont en cours.
En tout cas lors de son passage au niveau du bureau des pétroles, ce sont des reformes similaires qu’il avait entreprises et cela lui avait permis de doubler en un temps record les recettes au niveau de ce service.
Rappel des performances
Les recettes du Bureau des Produits Pétroliers de la douane (BPP) étaient passées de 7,3 milliards CFA, en 2014, à 16,6 milliards CFA, par mois, en 2016. Avec, parfois, des pics de plus de 20 milliards CFA.
Depuis le 1er mars 2015, date de la prise de fonctions de l’inspecteur Mamadou Traoré à la tête du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, les recettes ont, quasiment, doublé. Elles étaient passées du simple au double.
Sous son prédécesseur, l’inspecteur Oumar Tangara, les recettes du BPP étaient estimées à 7,3 milliards CFA par mois. Mais un mois après la prise de fonction de l’inspecteur Mamadou Traoré, elles étaient passées du simple au double. Durant l’année 2015, elles avaient oscillé entre 15 et 15,7 milliards CFA par mois. Avant de franchir, en 2016, la barre fatidique des 16, 6 milliards F CFA par mois.  Une première dans l’histoire de ce bureau, dont la plus forte recette mensuelle avait été réalisée par le colonel Soumana Mory Coulibaly, aujourd’hui ministre du Développement local après son passage comme directeur général de l’ONAP (Office National des Produits Pétroliers).
Ce record a été battu par son « petit frère », l’inspecteur Mamadou Traoré. Si, en six mois, l’inspecteur Oumar Tangara avait réalisé 68 milliards CFA, son successeur, Mamadou Traoré, lui, a déposé 101 milliards CFA, au cours de la même période, dans les caisses du Trésor public. Bref, le Bureau des Produits Pétroliers de la douane réalise, à lui tout seul, la moitié – ou presque – des recettes générées par l’ensemble des bureaux des douanes du Mali. Elles sont estimées, en moyenne, à 41 milliards CFA par mois.
Les raisons de cette performance
A l’origine de cette performance, la rigueur dans le traitement des dossiers. Sous son prédécesseur, 52 millions de litres d’hydrocarbures étaient déclarés, chaque mois, au BPP. Mais avec l’inspecteur Mamadou Traoré, ces 52 millions de litres sont passés à 84 millions de litres. Soit un écart de 32 millions de litres passés, chaque mois, par perte et profit. Autre raison de cette performance : le management, dont le directeur général a fait preuve, en nommant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.
 Les hauts faits d’armes de l’inspecteur  Mamadou Traoré
Considéré, à tort ou à raison, comme l’un des cadres les plus prometteurs de la douane, «Mister recettes», comme on l’appelle, a un parcours professionnel, pour le moins, honorable.
Alors chef de la Brigade Mobile d’Intervention de la douane (BMI), il a réalisé la plus grosse saisie d’armes; mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure, jamais faite dans notre pays : 116 kg. Saisie à l’issue de laquelle, il a été décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national ».
Comme chef du Bureau des douanes de Kati, les recettes sont passées de 384 millions CFA à 4 milliards CFA par mois.
Mêmes performances au Bureau de Bamako-Fer, au BEMEX (Bureau des Exonérations et des Maliens de l’Extérieur) et enfin au Bureau des Produits Pétroliers, dont les résultats se passent de commentaire. C’est pour l’encourager dans cette lancée, que Mamadou Igor Diarra, alors ministre de l’Economie et des Finances (l’un des meilleurs ministres de l’Economie et des Finances du Mali moderne), lui avait adressé une lettre de félicitations avec ampliation à l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, son directeur général.
C’est ce cadre émérite de la douane, au parcours exemplaire, que certains apprentis-sorciers tentent de salir, en le trainant dans la boue. «Quand on ne connaît pas quelqu’un, on l’appelle Hey ! », dit un proverbe bien de chez nous.

Kassoum Togo

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