dimanche 20 mai 2018
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L’homme est convaincu qu’on peut concilier la réalisation de film au métier de journalisme.

Il aurait pu être un footballeur. Arouna Sissoko, à l’instar de tous les jeunes de son âge, rêvait de devenir footballeur. L’envie est là, mais le corps ne suit pas. Ses os trop fragiles le contraignent à raccrocher les crampons.  Ce passage de sa vie, le jeune Sissoko l’aborde avec amertume et mélancolie. La mort dans l’âme, la tête basse et la voix hésitante, il raconte  sa rencontre avec Gervinho, la star ivoirienne « un jour je lui ai expliqué que je voulais devenir footballeur. » Malheureusement, « le destin a décidé autrement » regrette-t-il.

L’homme à la démarche nonchalante et au visage innocent a été mordu par le virus du journalisme depuis les bancs de l’Université. Il a commencé ses débuts avec la presse universitaire « Le Flambeau ». Lequel a été  une bonne école pour lui. « J’ai pu bénéficier de quelques modules de formation en journalisme au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information (Cesti) de Dakar et à Institut des Sciences Politiques Relations Internationales et Communications (ISPRIC) de Bamako ». Mais l’intégration du jeune Sissoko a été difficile. Il a fini par quitter cet organe. « Cela est dû à son caractère solitaire. Il est rarement avec les autres » confie un de ses amis. Pourtant, l’homme est membre de plusieurs associations  comme la culture en partage et la jeune chambre internationale Mali. Avec cette dernière, le jeune Sissoko a remporté en 2011, le trophée de meilleur maître de cérémonie. Ce trophée, il l’évoque avec enthousiasme.  Les récits de l’homme de culture sont toujours accompagnés par des grands gestes de  la main.

 Arouna Sissoko est aussi un réalisateur. Il est l’auteur d’un court-métrage intitulé « mariée muette ». Lequel  a été projeté en avant première  le 26 janvier au centre culturel Exodus. Quand on lui demande de quoi parle le film ? Arouna marque un temps d’arrêt comme s’il cherchait ces mots et continue. D’une voix calme, sourire aux lèvres et la main posée sur la bouche, le jeune Sissoko répond « le film parle du mariage dans le milieu soninké, une ethnie fortement conservatrice, où la femme n’a pas droit à la parole ».  D’où la « muette ». Arouna reste fortement attacher à ce milieu où il est originaire. Ses nombreux voyages à Dakassenou, le village de ces ancêtres en attestent.  
 
Le Jeune Sissoko travaille aujourd’hui pour le site d’information Kunafoni.com et est détenteur d’une maitrise en Anglais. Doté d’un sens d’humour, l’homme de vingt huit ans ne laisse personne indifférent, la faute à son  accent proche d’un ivoirien. Sa jeunesse, il la vit à travers  son  style vestimentaire et sa coiffure.
A l’Ecole Supérieure de Journalisme de  Lille (Esj) en alternance à Bamako, Arouna Sissoko espère parfaire sa connaissance sur le métier du journalisme.
Abdrahamane Sissoko

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