vendredi 19 avril 2019

Après avoir stabilisé le prix du pain, réduit celui des riz importé, le ministre du  Commerce Alhassane Ag Ahmed Moussa, vient de trouver un compromis avec les bouchers qui consiste en la prise en charge des frais d’abattage dont le coût est estimé à environ 600 millions de FCFA.

Ce geste du ministre a permis de réduire le prix de la viande avec os, de 200 FCFAà partir du 1er avril prochain.La viande bovine actuellement vendue à 2200 FCFA/Kg, sera cédée désormais à 2000 FCFA.
La rencontre du mercredi 20 mars dernier au département en charge du Commerce et de la Concurrence, entre le ministre du tutelle  Alhassane Ag Ahmed Moussa et l’ensemble des  acteurs de la filière viande ( bouchers, responsables d’abattoir, des coopératives et syndicats des bouchers), marque le lancement officiel de l’opération de réduction du prix de la viande bovine actuellement vendue à 2200 FCFA/Kg. Elle sera désormais cédée à 2000 FCFA, à compter du 1er avril jusqu’au 30 juin 2019 dans un premier temps et puis pour tout le reste de l’année 2019, sur l’ensemble du territoire national dans un second temps.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du respect des accords conclus entre l’UNTM et le Gouvernement du Mali concernant  la réduction des prix du riz et de la viande d’ici au 31 mars 2019.
Selon le ministre Alhassane Ag Ahmed Moussa, à travers cette opération spéciale de réduction du prix de la viande avec os, l’Etat s’est engagé à prendre en charge les frais d’abattage pendant les mois d’avril, mai et juin qui correspondent à la période de soudure. Les frais d’abattage sont estimés à environ 600 millions de FCFA. « Nous sommes en train d’envisager des mesures pour que le prix de la viande soit stabilisé sur les marchés jusqu’au 31 décembre 2019 », a-t-il rassuré.
Pour parvenir à ce prix de 2000 FCFA/Kg, selon le ministre, des concertations ont été faites avec les bouchers, les responsables d’abattoirs ainsi que les acteurs concernés.
« Pour que l’opération soit effective, nous avons prévu que chaque boucher signe un cahier de charges avec l’Etat. A travers ce cahier de charges, chaque boucher va s’engager au respect de ce prix pour que l’Etat prenne en charge les frais d’abattages payés aux abattoirs. Ces cahiers de charges au niveau du District de Bamako vont être signés du côté de l’Etat par le Directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Et dans les régions par les directeurs régionaux et par les bouchers au niveau leur base », a expliqué le ministre Alhassane… Avant de signaler que pour sécuriser la bonne mise en œuvre de l’opération ainsi que son efficacité, un cadre de concertation a été mis en place composé des bouchers, des services techniques de l’Etat, des responsables d’abattoirs pour le suivi de l’opération.
A l’issue de la rencontre du lancement, les représentants des coopératives et syndicats des bouchers se sont engagés à informer leurs membres pour une meilleure réussite de l’opération. Et ceci sera suivi par la signature d’un cahier de chargesentre le gouvernement et les acteurs concernés.

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