dimanche 19 mai 2019

Les responsables du Parti pour la renaissance nationale (Parena) ont donné, le jeudi 14 février, une conférence de presse à la Maison de la presse. Au cours de laquelle, ils ont recommandé une batterie de mesures. C’était sous l’égide du Bélier en chef, Tiébilé Dramé.


Pour sa première sortie médiatique de la nouvelle année, Tiébilé Dramé, le patron du parti du Bélier blanc, a formulé onze recommandations à l’attention du régime. Il demande aux gouvernants de «se démarquer en paroles et dans les faits de tous les groupes armés irréguliers et illégaux ; mettre en place, de toute urgence, une commission indépendante d’enquête pour faire la lumière sur les graves violations des droits humains perpétrés au centre ; de rechercher et punir tous les auteurs et complices des crimes abominables commis au centre ; d’enquêter sur l’origine des armes de guerre et leur circulation dans la région de Ségou et Mopti».
Le Bélier en chef a également plaidé pour le démantèlement  des check-points illégaux et la fin du délit de faciès. Il a aussi souligné la nécessité de  «désarmer  et dissoudre les milices ; déployer dans le centre des observateurs indépendants des droits de l’homme ; organiser des patrouilles régulières FAMA-Force MINUSMA ; et de convoquer des assises régionales sur la restauration de la sécurité, de la stabilité et sur la bonne gouvernance au centre.»
Avant de formuler ses recommandations, Tiébilé Dramé a rappelé le contexte difficile dans lequel le Mali est plongé. Il s’agit, selon lui, de la «crise sécuritaire persistante qui s’est étendue du nord au centre et qui a causé en 2018 la mort de plus de 1800 personnes». Le Bélier en chef n’a pas manqué de souligner la crise politique née de la dernière élection présidentielle organisée, selon lui, sous l’emprise de la fraude et surtout d’une grave crise financière.
Celle-ci, a-t-il affirmé, résulte de la mauvaise gouvernance endémique du pays. Pour stopper l’hémorragie, le président du Parena demande la cessation immédiate du déni de réalité et de la fuite en avant. Pour cela, Tiébilé Dramé estime que les forces vives doivent plus que jamais se réunir au chevet du Mali, «pour changer la gouvernance qui a montré ses limites et créer les conditions de la stabilité politique, économique et sécuritaire».

Fatim B. Tounkara

Le Wagadou

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