lundi 25 mars 2019

Pas d’abolition de la peine de mort en Égypte. Déclaration du président Abdel Fattah Al Sissi lors du sommet UE – Ligue Arabe, à Charm el-Cheikh en Égypte.

L‘Égypte n’est pas prête à abandonner la peine de mort. Abdel Fattah Al Sisi s’est voulu clair et l’a dit haut et fort lundi devant les dirigeants de l’Union européenne lors du Sommet UE-Ligue Arabe à Charm el-Cheikh en Egypte. Le président égyptien répondait ainsi aux critiques et aux appels occidentaux réclamant l’abolition de la peine capitale.

« Vous parlez de la peine de mort, que nous reconnaissons et avec laquelle nous sommes d’accord. Cependant, je vous demande de ne pas nous l’imposer », a exhorté le président égyptien avant de justifier sa position face à cette question. « Nous sommes deux cultures et deux régions différentes. Chaque région a ses propres réalités. Permettez-moi de dire aux journalistes qui parlent de cette question que la priorité en Europe est de garantir la prospérité de son peuple, puis de la maintenir. La nôtre est de préserver nos pays et les empêcher de s’effondrer comme vous le voyez dans de nombreux États voisins », a martelé Abdel Fattah al-Sissi.

    " Vous parlez de la peine de mort, que nous reconnaissons et avec laquelle nous sommes d'accord. Cependant, je vous demande de ne pas nous l'imposer... Nous sommes deux cultures et deux régions différentes. Chaque région a ses propres réalités."

L‘Égypte essuie des critiques depuis l’exécution le 20 février dernier de neuf personnes accusées d’avoir assassiné un procureur général en 2015 au Caire. Parmi les plus virulentes, celles du président turc Recep Tayyip Erdogan qui s’en est pris mardi à l’UE pour avoir accepté de participer à un sommet avec l‘Égypte. « Alors que la peine de mort est interdite dans les pays-membres de l’UE, ces mêmes pays se rendent à l’invitation de Sissi qui a, depuis son accession au pouvoir exécuté 42 personnes, et encore la semaine dernière fait exécuter 9 jeunes. Pouvons-nous parler de démocratie pour ces pays européens ? Pouvons-nous parler de droits de l’homme là-bas ? », s’est interrogé le président Erdogan.

Les relations entre Ankara et le Caire se sont dégradées depuis la destitution en 2013 par l’armée de l’ex-président Mohamed Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans et ancien un allié du chef de l‘État turc.

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