vendredi 14 décembre 2018


Jeudi, tôt le matin les usagers du pont des Martyrs ont été surpris de constater la scène d’une partie du garde-fou complètement brisée sur le versant droit de  la voie quittant la rive gauche. Cinq jours après, aucun témoignage n’a pu identifier ni la marque du véhicule qui aurait percuté la barrière encore moins le nombre et les identités de ses occupants. Toutes les recherches sont restées vaines. La seule information recueillie au niveau de la brigade fluviale de la gendarmerie émane de la direction d’une société de gardiennage (que nous gardons le nom sous anonymat) indiquant la disparition sans aucun signe de vie de deux de leurs agents de contrôle dans la nuit du mercredi au jeudi. Ces deux agents, selon nos sources étaient à bord d’un pickup de couleur blanche estampillé du logo de ladite société.
« Tous les appels lancés sur leur téléphone et Talkiewalkie sont tombés sur répondeur » nous a témoigné une source.
 Il est bien de souligner que ces deux agents avaient pour mission de faire le tour des différents points de surveillance pour constater la présence effective des éléments en faction et faire le pointage quotidien.
Cependant, au regard du fait qu’aucun autre avis de perte n’a été enregistré au niveau des différents commissariats de police et brigades de gendarmerie correspondant à la date de l’accident survenu sur le pont des martyrs, tout laisse croire qu’il peut s’agir des agents de cette société de gardiennage qui auraient péri dans les eaux du fleuve Niger en percutant le garde-fou par leur véhicule de service.
Lors de notre passage sur les lieux, samedi dans la matinée, le commandant de la brigade fluviale, le Major Siaka Dembélé, désemparé avec certains de ses éléments sur la berge en train d’assister certains volontaires d’une association travaillant avec la SOMAGEP, a joué à la prudence. « Les recherches continuent, sans que cela ne soit terminé nous ne pouvons rien vous dire de plus » a- t- il déclaré.
Mais ce qui reste évident est le fait que malgré les efforts conjugués de la brigade fluviale et de la Protection Civile ainsi que le concours des plongeurs volontaires et des pêcheurs sur les berges, une moindre  trace du véhicule et ses occupants n’a été trouvée.
En raison de l’importance de la crue des eaux en cette période hivernale, il reste plausible que les recherches seront arrêtées à ce niveau. Donc il faudra espérer sur la baisse de la crue, c’est-à-dire plusieurs semaines encore, pour permettre aux agents de pouvoir se lancer à la recherche des corps et du véhicule tombés et disparus dans le fleuve. Mystère et boule de gomme !
Cette situation a permis de mettre au goût du jour le manque de moyens de travail de nos services de sécurité. Aucune caméra de surveillance n’a pu repérer la nature de l’accident. La brigade fluviale aussi ne dispose d’aucun matériel adéquat pouvant permettre à ses agents plongeurs de pouvoir opérer des recherches en profondeur  Cet incident doit servir de sonnette d’alarme pour les plus hautes autorités. A suivre.

Mimi Sanogo

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