mardi 23 octobre 2018


 
Suite un renseignement reçu depuis l’ouverture de la brigade de Ouenzzindougou  sur une femme pratiquant le trafic et la vente illicite des produits pharmaceutiques à Kanadjiguila.  Le commandant de  brigade, lieutenant Fatoumata  Mariko à la tête d’une de ses  équipes de recherche a procédé à l’interpellation de ladite dame répondant du nom de Mme K. K. Keïta, commerçante âgée de 47 ans, domiciliée à Kanadjiguila. Nous étions mercredi 12 septembre 2018.
 
Que-sait-il passé ce jour-là?
 
Dans la journée du mercredi 12 septembre 2018 aux environs de 11 heures 40 minutes, le lieutenant Fatoumata  Mariko, commandant de la brigade territoriale de Ouenzzindougou  à la tête d’une de ses  équipes de recherche a procédé à l’interpellation, suite à des renseignements qu’ils ont reçu  depuis l’ouverture de la brigade dans la commune rurale de Mandé sur une femme faisant le trafic et la vente illicite des produits pharmaceutiques composés de plusieurs genres d’opiacés et d’amphétamines.
 
Sans plus tarder, le Cdt Mariko et son équipe de recherche ont procédé à l’interpellation de la nommée Mme K. K. Keïta dans les locaux de la brigade. Soumise à un interrogatoire assez professionnel, la suspecte finie à reconnaitre les faits qui lui sont reprochés. Au cours dudit interrogatoire, de son haut de 47 ans, la nommée Mme K. K. Keïta passera aux aveux tout en expliquant qu’elle a un important stock de médicaments pharmaceutiques. D’après elle, elle garde soigneusement ces médicaments chez elle et dans un magasin au marché de Kanadjiguila. Dans son explication, dit-elle, qu’elle vend ces produits nocifs à des prix inférieurs à la normale.
 
Les investigations du commandant Mariko ont permis d’en savoir avantage sur elle. Lesquelles investigations, prouveront plus tard, qu’elle est une veuve et mère de cinq (5) enfants. Elle a par ailleurs avoué dans son interrogatoire qu’elle fait cette activité par nécessité afin de subvenir à ses besoins depuis 3 ans. Plus loin, Mme K. K. Keïta dira au commandant qu’elle vend ordinairement des fournitures scolaires avant de préciser qu’au départ elle est employée de commerce.
 
À la question de savoir qui vous fournie ?
 
Elle répondra tout fraichement qu’elle n'a jamais été à l'école et n'en aucun agrément pour ladite activité. Aux dires du CB Mariko, elle l’aurait dit qu’elle se procure de ces produits au grand marché de  Bamako dont elle n'aurait pas la volonté de préciser le lieu exacte ni de montrer ceux qui la fournissent. «Elle refuse de nous parler car elle ne veut pas dénoncer ses complices, mais néanmoins elle reconnait que même beaucoup de travailleurs de nos Cscom dans le Mandé s’approvisionnent chez elle à son domicile où elle a un stock conséquent», nous confie le lieutenant Mariko.
 
Le chic dans cette histoire de produits pharmaceutiques, ce sont même les  populations qui se dirigent vers Mme K. K. Keïta, munies d'une ordonnance bien rétablie. Une fois sur place, chez elle,  elle aurait un de ses fils instruits qui s’en charge de lire et de mettre les prix sur les ordonnances. Selon nos recoupements, ces prix sont trois moins chers que ceux des pharmacies. D’après nos informations, Mme K. K. Keïta, commerçante serait tellement sollicitée par les Cscom du Mandé, car ces produits découlent rapidement au marché et ne dépassent jamais un mois sans être vendus.
 
Suivant le Cdt Mariko, depuis l’ouverture de sa BT à Ouenzzindougou  en février 2018, ils ont reçu des informations capitales sur Mme K. K. Keïta qu’elle mène une telle activité en porte à faux à la loi. Du coup, ils l’ont  suivie de près sans qu'elle se doute de quelque chose. Donc, c’est après avoir identifié son magasin de stockage, qu’ils ont effectué une descente sur le marché de Kanadjiguila et sur une chambre annexe chez elle à Kanadjiguila. C’est ainsi, nous explique le CB, qu’ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure en l’interpellant dans la plus grande courtoisie et dans la règle de l'art. Et, cela, à travers des preuves irréfutables sur elle. Lesquelles sont des médicaments munis d'une ordonnance montée pour l’occasion sans qu'elle se rende compte de quelque chose.
 
Pour terminer, précisons que les enquêtes sont en cours pour débusquer les éventuels complices, mais attendant, elle est placée sous scellé dans la cellule  de gardez -à-vie de la brigade avant qu’elle ne soit présentée au procureur  du tribunal de première instance de la Commune IV du District de Bamako. Là-bas, elle devra répondre ses  actes. Un grand ouf de soulagement de nos compatriotes dans la commune rurale de Mandé car beaucoup ont été déjà victimes de ces opiacés et amphétamines. Signalons que Mme K. K. Keïta ignore  qu'elle est en infraction puisque, même certains infirmiers la sollicitent au tant.
Ousmane DIAKITE

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