samedi 18 août 2018

Le vendredi 24 novembre dernier, à la mosquée Moussa Diallo sise à Tokorobougou, s’est tenue, une cérémonie de prêche organisée par la mission de l’Azhar au Mali. Avec pour thème : l’extrémisme religieux est une menace pour paix et la stabilité des pays, la rencontre s’est déroulée en présence du représentant de la mission, l’imam Adel Fatha Mohamed, de celui de la mosquée, M. Mohamed Diallo et de nombreux fidèles musulmans.

Il y a deux grands défis que nous devons relever dans le domaine de la réforme de l’éducation si nous voulons que la société musulmane réponde de façon significative à la menace du terrorisme. La plupart des musulmans sont fortement opposés aux actes de violence, sous une quelconque forme, entrepris au nom de la religion. Par conséquent, c’est une blessure pour nous de voir tout le temps le nom de l’islam, « la religion de la paix », associé au terrorisme international. Cependant, en tant que musulmans, nous devons affronter la réalité, car si nous manquons de relever les défis qui nous sont lancés, nous allons toujours être accusés de cacher des terroristes sans aucun rapport avec la vérité que pourraient contenir ces accusations généralisées. Si, toutefois, nous nous préparons sérieusement à relever ces deux défis, les gens comme Oussama Ben Laden trouveront de moins en moins de réconfort ou de soutien dans la société musulmane. Il est triste de constater qu’en ce moment nous avons dans le monde musulman des groupes qui justifient la violence au titre d’une défense de l’islam contre la tyrannie de l’Occident barbare. Nous devons retirer à jamais ce genre de pensée qui justifie des assertions aussi puériles, afin que ceux qui préconisent le terrorisme ne puissent pas trouver de refuge dans nos communautés.
« Le premier défi est le besoin urgent de développer une nouvelle approche de la compréhension du droit musulman » a expliqué, le représentant de la mission de l’Azhar. Qui par la suite ajoutera que, aujourd’hui, les approches canoniques formelles de la loi islamique nous lèguent un certain nombre de problèmes épineux non résolus. Par exemple, selon l’interprétation formaliste de la loi islamique, lorsqu’un musulman se convertit à une autre foi que l’islam, en embrassant une autre foi, il sera coupable d’apostasie, ce qui selon l’interprétation étroite de la loi islamique, le rend passible de la peine de mort.

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