mardi 11 décembre 2018


La politique foncière au Mali, si elle existe, est désormais une arène désarticulée où se bousculent les intérêts de toutes couleurs. Intérêts financiers, repère de la corruption, centre de blanchiment de réseaux mafieux, doubles ventes, instrumentalisation de la justice, tout est bon pour meubler le décor. L’absence d’une politique foncière est la meilleure politique pour faire de la gestion des terres une caverne d’Ali Baba et donc la drogue des temps modernes pour le Maire de la commune I, Mamadou B. Kéita.
Promoteur d’écoles privées et de quelques GIE en commune I du district de Bamako. L’homme nourrissait l’espoir d’être dans la Cour des grands. C’est fort de cela qu’il s’est retrouvé brusquement militant du parti au pouvoir. Avec cette couverture politique, l’homme s’est vu propulser à la tête de la commune I du district de Bamako. Son arrivé à la tête de cette mairie laisse déjà un gout amer à ses administrés, car le maire Kéita excelle que dans le scandale. Car c’est sous son magistère que l’on parle de 5 millions FCFA évaporés dans la nature, sans oublier la prédation foncière qui bat de son plein en ce moment avec le scandale des constructions illégales dans l’emprise des rails.
 La sortie du ministre des Transports, Soumana Mory Coulibaly, pour s’imprégner des réalités du terrain du patrimoine ferroviaire de notre pays et son message fort à l’endroit des propriétaires immobiliers dans le patrimoine de la régie des chemins de fer, donne de l’insomnie à notre très puissant maire. Si ce n’est pas une gestion clanique et outrancière assortie d’une gloutonnerie financière, comment comprendre que 5 millions FCFA peuvent se volatiliser dans le bureau du comptable. Ainsi, ce vol est un moyen pour notre élu communal de faire payer cela à ses proches collaborateurs par des arriérés de salaire que la mairie leur doit. Cette histoire n’a pas fini de défrayer la chronique que Mamadou B. Kéita doit faire face à un nouveau scandale. La dernière affaire, celle des constructions illégales dans l’emprise des rails. Une vieille affaire qui sévissait avant son arrivée à la mairie. Mais le hic est qu’une fois à la tête de cette mairie, il a continué dans cette sale besogne, car jamais il n’a pensé qu’un jour les autorités de notre pays allaient lancer de grands projets dans le secteur ferroviaire.
La cité en danger
Car très soucieux de la conservation de son pouvoir et sensible à tout ce qui peut s’apparenter à une menace à son fauteuil, à chaque fois que ce débat s’invite dans les couloirs de la mairie, ils sont nombreux, à l’image du maire, à perdre la clé de la raison. Celui qui, avant son élection, se disait préoccupé par la situation de sa commune, est devenu aujourd’hui le bourreau. Les terres ne sont plus une arène où se bousculent de simples propriétaires flanqués de doubles ventes et leur lot d’infortunes. L’immobilier et surtout le foncier, c’est désormais la destination de prédilection pour le blanchiment de la part de ceux qui en ont besoin, afin d’occulter leurs gains sujet au débat. Aujourd’hui, le Maire Mamadou B. Kéita est en train de brader les parcelles comme s’il avait le diable à ses trousses. Le déluge annoncé lors de sa campagne pour être maire se fait toujours attendre. Mais en attendant le rang des frustrés et indignés de la commune I ne fait que grossir !
Affaire à suivre
Paul N’GUESSAN

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