mardi 11 décembre 2018

 

Après plus de deux années de pillage et de gabegie, la pharmacie populaire du Mali (PPM) est sur le point de mettre la clé sous le paillasson. Flash-back d’une gestion scandaleuse et solitaire de l’actuel- Président directeur général, Dr Moussa Sanogo.

La mauvaise gouvernance dans les sociétés d'Etat a atteint, dans notre pays, ces dernières années son point culminant. Les commissions d'enquêtes se succèdent mais rien ne change dans la gestion des finances publiques en proie à la mauvaise gestion, à la malversation, au manque de rigueur, au clientélisme, à la corruption voire à la complaisance au sommet de l'Etat.
Erigée en « mode » de gestion généralisée dans l'administration publique, la mauvaise gouvernance apparaît d'abord comme la conséquence d'une politisation de toute la sphère administrative au Mali. Une administration qui favorise le copinage et l'appartenance politique. Or, ce mode de gestion ne peut produire que de piteux résultats. Sur ce point et spécifiquement sur la question de la désignation des responsables de ces entreprises, quelques questions méritent bien d'être posées. Sur la nomination des directeurs de sociétés, tient-on compte de leur compétence et de leur probité avant de les porter à ces postes ? Existe-t-il des critères objectifs de choix ? Les entreprises disposent-elles d'un manuel de procédure clair ? Les directeurs ont-ils les coudées franches pour travailler et assainir leur environnement ? A toutes ces questions la réponse est négative. Au Mali, presque tous les responsables à la tête d'une société d'Etat sont proches du pouvoir, ou d'une chapelle politique ou religieuse.

La mauvaise gouvernance dans les sociétés d'Etat est aussi une conséquence de l'absence d'incitations liée à la structure des droits de propriété des sociétés se trouvant dans l'escarcelle de l'Etat. Avec une propriété étatique, les fonctionnaires ne se sentent pas directement responsables. Cet état de fait installe dans les structures, qu'elles soient d'économie mixte ou purement étatique, une absence presque permanente d'obligation de résultats et de la reddition des comptes. Dès lors, il n'est pas rare de constater dans ce système que tout le monde est responsable mais que personne ne l'est réellement. L'absence de mécanismes de pertes et profits et de la discipline de marché, que l'on retrouve dans le secteur privé, est un vrai obstacle à la culture de performance. La prise de risques injustifiés est fréquente et la société se met en frais de laisser-aller, le gaspillage, l'inefficacité, le laxisme, l'absentéisme, etc.
Ainsi, la situation au niveau de la pharmacie populaire du Mali (PPM) dont l'e PDG se prend pour un demi-dieu, n'est guère enviable.
La PPM vit sous la direction de Dr Moussa Sanogo, la plus grave crise de son histoire.
Pour le bon fonctionnement du parc automobile de la Société en agonie, le PDG Sanogo n’a pas lésiné sur les moyens financiers. Une décision salutaire de sa part, mais le hic est que ce décaissement à servir à autre chose plutôt que les véhicules de son entreprise.
Selon le rapport du comité de gestion, de la période du 1er octobre 2017 au 30 juin 2018, soit neuf mois, tenue le 6 août 2018, il ressort dans ce rapport de la division intendance que l’entretien et la réparation des véhicules de la pharmacie populaire du Mali se chiffrent à plus de 113 millions de nos francs. Mais aussi désolant que révoltant, ce rapport mentionne que malgré cette somme astronomique, la plupart des véhicules sont toujours aux garages.
Au même moment, l’entretien et la réparation de l’immeuble du grand marché a couté la bagatelle somme à la PPM, plus de 49 millions de FCFA uniquement pour le 1er trimestre de l’année 2018.
Que dire de la consommation en carburant du boss de la société. Imbue de sa personne depuis sa nomination en juin 2016 comme PDG de cette structure étatique, le Dr Moussa Sanogo pour emprunter le langage de nos voisins ivoiriens, est un grand faroteur en carburant. Tenez-vous bien, de sa nomination au mois de septembre de la même année, la consommation en carburant de la PPM se chiffre à 4.198.548 FCFA, c’est la somme versée à la société Vivo Energy, par chèque BDM N° 2294795 en date du 29 septembre 2018. La conséquence directe de la gestion du Dr Moussa Sanogo, la pharmacie populaire du Mali est aujourd’hui une entreprise surendettée, qui part vers la faillite tout doucement. Paradoxalement, le messie qui prétendait sortir la PPM du trou va la conduire dans un coma profond. Des sociétés écrans sont créées pour ‘’pomper’’ cet argent. Pendant que le parc automobile devenait un véritable goulot d’étranglement pour faire face aux livraisons, l’argent de la société est utilisé au gré de la volonté du PDG. A en juger par l’achat d’un sifflet avec cordon à 9000 FCFA l’unité ; panneaux interdiction de fumer à 76000 FCFA l’unité ; panneaux stationnement interdit à 86400 FCFA l’unité... Tous ces choix auraient été les bienvenues, si l’équilibre financier de l’entreprise était assuré et si l’exploitation liée à l’évolution démographique galopante était respectée.

L’avenir de la Pharmacie Populaire du Mali est menacé depuis l’arrivée du PDG, Dr Moussa Sanogo. Car la spécialité du Dr Sanogo c’est la mauvaise gestion et les surfacturations à la pelle. Ce sont les dépenses inutiles, la dilapidation des fonds.                 Se souciant très peu de la santé des populations, il excelle aussi dans la distribution des produits pharmaceutiques périmés sur le marché, juste pour se faire les poches. Sans oublier qu’il est un grand consommateur de carburant comme si notre PDG ne roulait que des poches. Ainsi donc, il arrive que sa seule consommation personnelle en carburant mensuelle s’élève à plus de deux millions de nos francs, sans oublier les surfacturations surtout au niveau des frais de réparation des véhicules.                                       Il urge donc pour les plus hautes autorités de commanditer un audit de la gestion du PDG de la pharmacie populaire du Mali, pour sauver les meubles, sinon….
A suivre !
Paul N’GUESSAN

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