mercredi 21 novembre 2018


Certains cas de licenciements à la BMS-SA intriguent de plus en plus. C’est le cas de Silatigui Dembélé, que le DG Babaly Ba a longtemps maintenu dans l’indécision avant de… l’abandonner à son triste sort.
 Pour avoir constaté un préjudice de 3 307 000 F CFA commis sous sa responsabilité en tant que chef d’agence de bureau de Koutiala de la BMS-SA, entre 2014 et 2015, l’Inspection générale avait relevé le sieur Silatigui Dembélé de son poste. Malgré tous les appels et sollicitations, le Directeur Général de la banque, Babaly Ba, refuse la réintégration de l’infortuné et continue de piétiner allégrement ses droits, quand bien même les parents de Dembélé ont proposé réparation du préjudice.
Les faits. Le 17 février 2016, l’Inspection générale relève de son poste le sieur Silatigui Dembélé parce qu’il a été commis sous sa responsabilité de chef de bureau BMS-SA à Koutiala (2014-2015) un préjudice de 3 307 000 F CFA (manquant lié aux opérations de transferts d’argent). Le chef de la mission d’inspection a alors donné rendez-vous au sieur Dembélé à la Direction des ressources humaines et des moyens généraux pour conduite à tenir. Son habilitation de travail sera suspendue par le service information 2 jours plus tard. Et le 22 février, le chef services ressources humaines dira à Silatigui Dembélé de rentrer chez lui et qu’au moment opportun, il sera appelé… Il ne recevra aucune convocation ni pour reprendre son poste, ni pour signifier son licenciement en bonne due et forme. Pendant ce temps, son salaire se perdait dans les méandres des services puisque l’INPS et l’AMO continuaient d’être payés dans son compte.
C’est en avril 2016 que son salaire a été définitivement suspendu sans aucune note préalable (comme c’est la règle). Il sera convoqué le 16 mai à l’inspection du travail de Sikasso pour la « procédure de licenciement ». « Je pourrais espérer que cette procédure a été renvoyée deux mois après car aucune correspondance ne m’a été remise… », explique la victime. Il lui a été alors proposé une résolution à l’amiable de ce contentieux, mais les portes de celle-ci ont été fermées par le Directeur général Babaly Ba.
Le 8, puis le 19 juillet, au téléphone avec le DG, Silatigui Dembélé se fera dire : « Silatigui, tu es un chef de famille…Patientes-toi, je vais te cherche un poste ». le faux espoir ainsi entretenu sera réitéré le dimanche 11 avril 2017 par le DG ; « Dembélé, c’est toi le responsable de cette bêtise, je vais t’appeler pour te récupérer ». Puis plus rien ! Alors que l’ex-employé ne sait plus à quel saint se vouer et ne trouve même pas le diable pour lui tirer la queue. Tan les charges familiales, la scolarité de ses quatre filles dont deux jumelles de neuf mois. Et l’infortuné de lancer un cri de détresse au DG : « Je vous supplie d’avoir une grande compassion au regard de ma situation familiale…Je sollicite votre bienveillance, Monsieur le Directeur Général pour me proposer un autre poste et donner ainsi une suite favorable à ma demande de réintégration ».
Précisons que dans ces péripéties, des parents de Silatigui Dembélé ont apporté au DG les trois millions de préjudice constaté, mais Babaly Ba leur a répondu que ce n’était pas une question d’argent et qu’il allait trouver un autre poste de travail à ce cadre de banque. Et lui, gardant espoir, n’a jamais osé, un seul instant, chercher un nouvel emploi. D’autres situations similaires, signale-t-on, existent dans la boîte. Nous y reviendrons.
Baba Djilla SOW

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