vendredi 14 décembre 2018


"Nous ne pouvons plus rester passifs ou inactifs face aux dérives et excès de certains membres du corps, qui ternissent l’image de l’institution tout en mettant en péril l’indépendance du pouvoir judiciaire qu’ils vident de tout sens", a déclaré le jeudi en point de presse le président de l’une des tendances du Syndicat autonome de la magistrature (Sam).
Le président du SAM dira que l’objectif de la rencontre est d’apporter la réplique aux attaques malveillantes pour des intentions inavouées contre le président de la Cour suprême, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire et administratif, en même temps plus haute juridiction des comptes. Il s’agit aussi de clarifier ma position, seule voix autorisée à l’engager sur la réquisition des magistrats par le pouvoir exécutif.
Le SAM ne se reconnait pas dans des pétitions à caractère politique en violation du devoir de réserve du magistrat, telles celles exigeant la démission de quelques membres du gouvernement, lesquelles sortent du cadre des revendications syndicales et qui n’engagent que leur auteur, a laissé entendre Cheick  Mohamed  Chérif Koné,  membre  de  l’UIM.
Et de préciser que le SAM et ses militants se désolidarisent des chantages sur fond de délation dirigés contre un ministre du gouvernement dont la seule faute commise a été  une saine et juste application de la loi, conformément au principe de l’égalité des citoyens. "Le SAM prend acte du décret portant réquisition des magistrats, en tant qu’acte réglementaire régulier en la forme et au fond, qui suspend juridiquement le droit de grève, suite à l’avis de la Cour suprême faisant ressortir le caractère illégal de la grève illimitée  des magistrats, sans service minimum, déclenché le 25 juillet  2018", a-t-il souligné. M. Koné a expliqué que le recours du pouvoir exécutif à la réquisition des magistrats en tant que fonctionnaires de l’Etat au sens de l’article 77 du code pénal, certes encore inédit est loin d’être une violation de la loi ou une quelconque forme d’atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire, lequel n’est incarné ou exercé par des syndicats de magistrats. Et d’ajouter que ce recours à la réquisition imposé à l’exécutif, apparait comme la traduction concrète du devoir incombant à celui-ci d’assumer les responsabilités qui sont les siennes dans la restauration de l’ordre public républicain.
Face à une volonté affichée de prendre en otage le fonctionnement du service public de la justice et des droits des citoyens, la réquisition ne met point en cause le principe de la  séparation des pouvoirs, a-t-il dit.
Correspondance particulière

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