mardi 23 octobre 2018


Comme une petite aire de revanche aux pro-URD, le maire de la Commune VI du district de Bamako, Boubacar Keita a pris une décision mettant en touche tous les conseillers communaux qui se sont fait remarquer lors des contestations des résultats de la présidentielle. Les chefs de quartiers, les organisations de jeunes et groupement professionnel des commerçants de Magnambougou, Faladiè, Sénou, Niamakoro l’invitent à revoir sa copie en mettant le développement de la Commune au-delà de toutes considérations politiques.
Investi dans ses fonctions de maire en mai dernier, Boubacar Keita n’arrive toujours pas à emboiter le pas de son prédécesseur, Alou Coulibaly qui avait inscrit la commune dans une dynamique de développement inclusif. En plus d’avoir mis en échec les acquis notamment l’accès équitable à l’eau potable à travers les châteaux, l’assainissement, la restauration des fonds Adars pour l’appui des écoles fondamentales et la régularisation de la situation foncière, le maire Boubacar Keita brille aujourd’hui par son incompétence non seulement des normes institutionnelles, mais aussi à rétablir l’ordre et la quiétude dans la commune.
La première forfaiture est intervenue en début aout lorsque M. Keita faisant fi à la loi sur la presse a pris le loisir pour fermer une radio de sa commune sous un prétexte fallacieux de préserver la cohésion sociale. A travers une correspondance du maire brouillard, un colonel au gouvernorat a agi en violation des règles pour fermer cet organe de presse.  Heureusement que les porteurs de robes rouges étaient en cessation de travail pour des raisons bien connues. Ce qui sauva le maire agité.
Alors que l’opinion garde toujours ce mauvais souvenir, il est revenu par imprudence à prendre une autre décision numéro 15, portant délégation de signature. Dans  la décision, il autorise les conseillers Ouassa Samaké, Fatimata Coulibaly, Bakary Dembélé, Lassana Coulibaly, Fodé Traoré, Abdoul Aziz Haidara, Boubacar Coulibaly et Fatoumata Traoré à exercer les fonctions d’officier d’état civil par délégation de signature dans les centre secondaires de Magnambougou, Niamakoro, Faladiè-Banakabougou, Sénou, Niamakoro-koko, Dianéguela, Missabougou  et Yirimadio Logements sociaux.
« Mobilisation dans les centres secondaires contre la décision »
Pour la population de Sénou, Magnambougou, Niamakoro, c’est un règlement de compte. « Le maire a fait savoir dans sa décision que les personnes nommées prendront fonction ce vendredi. Nous disons non. Les chefs de quartiers de Niamakoro, les jeunes et les groupements professionnels de commerçants ont adressé une lettre aux intéressés pour exprimer notre désaccord. Si le maire ne veut pas être à la base d’un soulèvement, nous lui demandons gentiment de revoir sa copie », indique Mory Camara, habitants de Niamakoro.  Il pense que la population ne peut pas abandonner le quartier perdre ses hommes valables pour de questions de politiques.
Les mairies assignées !
Déjà saisi par une correspondance de la population de revenir  sur sa décision, le maire s’est donné le loisir d’aller en tourisme en France, surtout en cette période sensible. Le maire n’a nullement voulu répondre aux  chefs de quartiers qui voulaient intervenir pour  la paix sociale. Son voyage sur la France est pris pour un mépris vis-à-vis de la population. Pour se faire entendre, un collectif décide de  manifester ce vendredi devant les mairies de Magnambougou et Niamakoro. Ils ne reconnaissent pas les maires délégués désignés par Boubacar Keita.
« Nous invitons le maire à se mettre au-dessus de toutes considérations politiques pour le développement de la Commune. Qu’il retire gentiment sa décision qui est une provocation pour nous. Il veut mettre un coup de frein au développement de nos quartiers nous accepterons… »
Bréhima Sogoba

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