mardi 23 octobre 2018


Les  candidats de l’opposition à l’élection présidentielle ont animé un meeting le mardi 7 août au palais de la culture, pour affirment-il, dénoncer la fraude électorale et par conséquent rejeter les résultats du 1er tour du scrutin. Ils ont également mis à pris la tête de la présidente de la Cour Constitutionnelle, Manassa Dagnoko. C’était sous l’égide de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition.
Ils n’en décolèrent pas. Vingt heures après leur conférence de presse,  le collectif des dix-huit candidats durcissent  le ton et tapent du poing sur la table. Cela devant des milliers de leurs sympathisants survoltés.  Ces candidats qui ne sont pas les moindres sur la scène politique rejettent en l’état le premier tour de l’élection présidentielle « pour fraude, achat de conscience et bourrage honteux d’urnes. » Ils réclament la transparence, exigent un recomptage et la publication des résultats bureau par bureau. « Il n’est pas question d’accepter une dictature de la fraude », a prévenu Soumaïla Cissé, candidat de la plateforme pour l’alternance et le changement.
Pour remédier à cette situation, le candidat Aliou Diallo de l’ADP-Maliba estime avoir les moyens d’engager une  société étrangère pour l'identification des empreintes digitales sur les bulletins de vote. Identifier les 3 millions de bulletins ne prendra même pas 5 jours. Cela permettra, selon lui  de montrer aux yeux des maliens que le Candidat IBK a triché et qu'il n'est même pas qualifié au second tour. « S'ils n'ont rien à cacher, qu'ils acceptent notre proposition » clame-t-il devant une salle Bazoumana Sissoko en délire. Plus pointu et méthodique, le candidat Dramane Dembélé a déjà balisé le terrain en demandant à son équipe de campagne de lui fournir un rapport détaillé  sur le scrutin. Il jure avoir été spolié comme dans le cercle de Bafoulabé. C’est pourquoi, il met en garde la Cours Constitutionnelle contre toute tentative d’entériner ces résultats. « S’ils ne publient pas les vrais résultats nous allons proclamer les résultats et installer le nouveau président le 4 septembre » soutient-il.
Les critiques contre l’institution dirigée par Mme Manassa Dagnoko ne s’arrêtent  pas là. Comme la veille à la conférence de presse le naguère tête de turc de la presse malienne, le candidat Mohamed Ali Bathily a violement critiqué le comportement des juges de la 5e institution du Mali. Selon lui, les neuf sages ne devraient pas donner leur avis écrit sur la procuration. Car c’est à la Cour de trancher en cas de contentieux électoral.  En le faisant, ils ont opiné. Et un juge qui préopine doit être récusé, a-t-il expliqué.  Pour lui, la Cour n’a plus la qualité de statuer sur la question et doit par conséquent se dessaisir du dossier jusqu'à la nomination d’autres juges. Comme pour enfoncer le clou, l’ancien ministre de la justice affirme que « Manassa Dagnoko avait été renvoyée de la magistrature par le Général Moussa Traoré pour corruption.  » Ce sont les démocratiques qui lui réintroduit, a-t-il commenté.
Abdrahamane Sissoko

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