lundi 24 septembre 2018


 Vingt candidats des vingt quatre candidats  à l’élection présidentielle étaient face à la presse, le mardi 6 août pour, affirment-il, exiger le recomptage des voix bureau par bureau et la démission du ministre de l’Administration territoriale et la Décentralisation. C’était sous l’égide de Soumaïla Cissé.
Ils n’en décolèrent pas. Vingt candidats à l’élection présidentielle rejettent les résultats du 1er tour et dénoncent d’un véritable hold-up électoral. Ils exigent, en plus du  recomptage des voix mais aussi la démission du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf. Principal responsable de situation. Solennellement et dans un esprit de responsabilité, ils  appellent  à la mobilisation et au rassemblement du peuple malien pour faire échec à ce qui se trame : « un coup d’état » électoral. « Le Mali, estime-t-ils,  méritent mieux que cette comédie électorale sur fond de fraude à huis clos. »
Selon  Soumaïla Cissé, « personne n’acceptera que les résultats soient acceptés comme tel ». D’après le patron du parti de la poignée de main, l’opération de salubrité continuera jusqu'à l’éclatement de la vérité. C’est dans cet ordre d’idées qu’il  appelle les populations de Kati et de Bamako à un meeting géant le mardi 7 août au palais de la culture.
Pour sa part, Maître Mohamed Ali Bathily est largement revenu sur les requêtes déposées à la Cour Constitutionnelle. Selon lui,  les juges de la Cour Constitutionnelle ne sont pas conformés à la Loi notamment sur les décisions de validation des candidatures mais aussi sur  la libéralisation des procurations par le gouvernement. Le collectif des candidats récuse par conséquent les juges de la haute juridiction. De son côté, Choguelle Kokalla Maïga estime qu’on a fait voté des personnes sous la menace des armes. Et le tigre en chef de s’interroger sur le nombre de votant à Ménaka.
Dans leur déclaration, le collectif de candidats dénonce « le bourrage d’urnes, le fichier électoral mis en ligne vicié, trafic de procurations, irrégularités durant l’ensemble du processus de transmission et de compilation des résultats, incohérences flagrantes entre les suffrages exprimés en pourcentage et le nombre de voix attribuées, égarements de procès-verbaux de dépouillement, impossibilité de vérifier le nombre exact de localités dans lesquelles le scrutin ne s’est pas tenu. »
Abdrahamane Sissoko

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