mercredi 15 août 2018


Dix huit  des vingt quatre candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet étaient face à la presse, le mercredi 1er août  à la Maison de la presse  pour, affirment-ils, rejeter par avance les résultats du scrutin  et récuser la Cour Constitutionnelle.
 Ils haussent le ton. Dix-sept  candidats,  ont dans une déclaration commune,  demandé  au gouvernement la  publication de tous les résultats bureau de vote par bureau de vote et la publication du nombre de procurations utilisé par bureau de vote. Car pour Maître Mohamed Ali Bathily, candidat à l’élection présidentielle, il y a eu beaucoup « de circonstances qui jurent avec la démocratie. » Droit dans ces bottes, l’ancien ministre de la justice affirme que « ces suffrages  ne sont pas ceux des urnes mais plutôt des Sotramas dans lesquels on a rempli les urnes. »
C’est dans cet ordre d’idées que les signataires  dénoncent  « la Corruption et achat du vote des électeurs à ciel ouvert, le bourrage d’urnes et attribution de résultats fantaisistes à des candidats,  l’absence des cartes d’électeur non distribuées dans de nombreux bureaux de vote en violation de la Loi électorale,  l’utilisation frauduleuse de certaines cartes d’électeur non retirées,
 le non affichage de listes électorales devant certains bureaux, et utilisation illégale de procurations dans certains bureaux de vote. »
 
Aussi, s’insurgent-ils contre la partialité de la Cour Constitutionnelle. Selon Maitre Mohamed Ali Bathily, l’instance juridictionnelle s’est inscrite d’une manière « suspecte et énigmatique dans le processus électoral et à délibérément violé la loi en allant chercher  quelques interprétation fantaisistes» Car poursuit-il, la généralisation des procurations par le gouvernement s’adosse à un avis de la Cour Constitutionnelle. « Pourtant la Loi stipule qu’un électeur  ne peut disposer que de deux procurations des personnes du même bureau de vote que lui», a-t-il ajouté.  Face à cette situation, l’ancien magistrat estime que la haute juridiction est très mal placée pour certifier les résultats d’autant qu’elle a déplacé la loi au profit d’IBK. C’est pourquoi, les dix-sept candidats récusent les neuf sages et demandent la nomination d’autres juges. Comme pour enfoncer le clou, Me Bathily estime que jamais dans l’histoire du Mali on a fait  cas de « corruption qui entourait cette  institution »
Le gouvernement a également pris pour son grade. Pour Maitre Mohamed Ali Bathily le gouvernement est dans la campagne. Il a utilisé l’argent du peuple pour faire des affiches au profit d’IBK. Car ajoute-t-il pour les membres du gouvernement la réélection du président sortant se reconnait aucune limite.
Sur la question d’un éventuel front commun contre IBK, Maître Mohamed Ali Bathily affirme que les négociations sont en cours.
Abdoul  Madjid Sanogo

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