mardi 23 octobre 2018


L’Adema a tenu sa 3ème conférence nationale extraordinaire le 19 mai 2018 à Maeva Palace. L’objectif étant de définir l’orientation politique du parti dans la perspective de la présidentielle du 29 juillet, 51 sections de l’intérieur et 16 de l’extérieur ont pris part à ladite rencontre.


Depuis bientôt un an, l’Adema Pasj cherche un candidat pour défendre ses couleurs à la présidentielle de 2018. Pour ce faire, le parti avait privilégié une candidature issue de ses rangs. C’est pourquoi, suite à la dernière conférence nationale ordinaire ayant demandé d'engager le processus de désignation du candidat du parti, a organisé une retraite qui a défini les conditions de participation du Pasj à l’élection présidentielle de juillet prochain. La  déclaration politique issue de ladite retraite précisait ceci: « Le Comité exécutif a conclu sur la nécessité d'inscrire ses actions dans le cadre d'une coalition forte de partis fondée sur une nouvelle offre politique, condition indispensable à toute victoire en 2018. A cette fin, le Comité exécutif élaborera, dans les meilleurs délais, un projet de plateforme politique assortie d'un programme. Cette plateforme servira de base de négociation autour des conditions de soutien au candidat rassembleur et consensuel issu des rangs du parti, le cas échéant, du candidat issu de la coalition d'un ensemble de partis politiques », avait-il déclaré.
Conformément à cet esprit, le parti avait réussi à trouver un candidat rassembleur et consensuel issu de ses rangs, en l’occurrence le Pr Dioncounda Traoré, dont le dossier de candidature a été déposé par la section de Nara, puis validé par le comité exécutif. L’ancien président de la République par intérim a finalement décliné l’offre. Il a laissé entendre : « Si je dois accepter les charges de président de la République, c'est pour les exercer pleinement, mais j'avoue que mes capacités physiques et mémorielles actuelles ne me le permettent plus. Alors, aidez-moi à ne pas tricher avec mon pays et mon peuple que je chéri beaucoup ».
 Une fois cette raison de santé évoquée, les responsables de l’Adema ont exploré le plan B. il s’agissait de trouver un candidat issu de la coalition d’un ensemble de partis politiques.
Ainsi, la conférence nationale extraordinaire de ce 19 mai a été consacrée à ce scénario.  Après plusieurs heures de débats parfois houleux, la majorité des 51 sections venues de l’intérieur du pays et les 16 de l’extérieur ont accordé leur violon sur le soutien  de la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta, a affirmé le président de l’Adema, Pr Tiémoko Sangaré. Toutefois, précise Tiémoko Sangaré, la conférence « exhorte le comité exécutif à créer les conditions de soutien à IBK dans le cadre d’une coalition forte, porteuse d’une offre politique cohérente et apaisée».
A en croire le président de l’Adema, le défi qui reste à relever est que l’Adema joue le premier rôle dans la plateforme à la quelle il a adhéré. Aussi, de préparer convenablement les élections législatives afin que l’Adema ait le plus grand nombre de députés.
Dans son argumentaire, le Pr Sangaré indique que son parti est fondamentalement comptable du bilan d’IBK pour avoir participé aux différents gouvernements. Au regard de cela, développera-t-il, «nous avons le devoir de continuer.  Cette  décision est celle qui, à nos yeux, peut faire face aux impératifs en tant que parti pour la stabilisation». Ce choix, indique-t-il, permettra au parti de mieux se positionner pour reconquérir sa place de première force politique nationale.   Partant, il a exhorté ses militants à la cohésion et à la mobilisation générale afin de faire réélire  IBK.   
Aux agitateurs comme Dramane Dembélé et Kalfa Sanogo, il précise que ceux qui veulent enfreindre cette décision auront violé les textes du parti et s’exposeront à des sanctions.
Oumar KONATE 

La Preuve

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