lundi 24 septembre 2018

Pour améliorer l’accès à l’énergie, le gouvernement malien a installé la centrale thermique de Sirakoro en 2009. Quelques mois plus tard, la population riveraine a commencé à se plaindre de ses effets secondaires.

Depuis le constat est toujours la même selon les habitants : rejets de gaz toxique, bruits et pollution souterraine.
« Pour ma lessive, j’ai acheté 10 bidons de 20 litre d’eau : le puits est infecté par l’huile et une odeur nauséabonde, raconte Mariam Maiga, propriétaire d’un puits dans ‘la cité policière’. Il n’y a pas d’eau dans le puits, avoir celle du robinet est difficile. Même l’autre jour, un spécialiste est venu constater mais rien à faire ».
Issiaka Togo, président de l’association cité du Trésor constate : « Les huiles contenues dans les puits sont issues de la vidange des machines. Au début les agents de la centrale déversaient par terre durant toute l’année. A 90 mètres, les analyses ont révélé la présence de molécules d’huile dans nos puits. L’eau est donc imbuvable !». Pour dédommager les riverains, les autorités ont promis l’installation de robinets d’ici fin mai. Selon Issiaka Togo, les travaux d’installation ne sont qu’au démarrage et n’ont pas touché encore la cité la plus polluée.
Autre problème soulevé par les riverains de la centrale thermique : le rejet de gaz toxique qui pollue l’air. Astan Konaté, enseignante, résidente de la cité du Trésor déplore : « La nuit, l’usine rejette du gaz. Une fois inspiré, on se rend compte de la pollution de l’environnement ».
Et ce n’est pas tout.  Issiaka Togo  signale aussi que «le bruit et la vibration des moteurs sont en train de fissurer les murs des concessions, les maisons sont fissurées ».
D.A
sources : Esssentielmali.com

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