samedi 18 août 2018

Les étudiants professionnels des facultés de Bamako  s’insurgent contre leur non admission à l’Ecole normale supérieure (Ensup) pour parachever leur formation.


Les membres  du collectif des étudiants professionnels des facultés de Bamako sont en colères contre  leur non admission à l’école normale supérieure (Ensup). Cette situation est due, selon eux,  à la mauvaise foi du  DG de l’Ensup, le Dr Ibrahim Camara et le ministre de l'Enseignement supérieur.  Sortis des différentes facultés, ces étudiants professionnels au nombre de 193 veulent tous rentrer à l’Ensup sans sélection pour parfaire leur connaissance.
Selon le secrétaire Ibrahim Seydou Maïga, le collectif l’a rencontré le 8 juin 2017 puis le 15 janvier 2018 pour discuter avec lui afin de trouver une issue. Mais sans succès. Car le DG de l’Ensup a, à chaque fois affirmé qu’il y’a que deux voies pour accéder à l’Ensup, soit par concours ou par  recrutement sur tire. Au cours des échanges, il a indiqué que l’école a atteint ses limites. C’est ainsi que le collectif a saisi le médiateur de la République, le haut conseil islamique, le cardinal Jean Zerbo,  la direction nationale des collectivités territoriales, la commission Education de l’Assemblée nationale, la ministre de l’Enseignement supérieure, le Premier ministre et son prédécesseur sans succès.
C’est  d’ailleurs sur conseil de ce dernier qu’une lettre avait été déposée sous le numéro 1629 le 14 mars 2018 au service courrier du ministère de  l’Enseignement supérieur. Une lettre qui reste à ce jour sans réponse. Toute chose que le collectif considère comme un mépris. C’est elle qui nous prend en « otage », commente Salimata Témé, présidente du collectif. Selon elle, la ministre n’a aucun respect envers sa hiérarchie car le premier sortant l’avait demandé à trouver une issue heureuse à la situation.
Pour Ibrahima Diallo, les membres du collectif cherchent à parfaire leur formation pour bien servir la nation. Et c’est à l’Ecole normale supérieure qu’ils peuvent l’acquérir. Car selon lui, il est difficile de travailler de avec la licence obtenue à la faculté. « Si nous allons sur le terrain comme ça, nous allons former des rats, des tortus en tout cas tout sauf des élèves », a-t-il analysé. Pour montrer leur bonne foi, les membres du collectifs se sont engagés à payer 200 000 FCFA chacun comme frais de scolarité d’autant que le master n’est pas gratuit. Mais le DG de l’Ensup n’a pas dédaigné répondre à cette proposition et se campe sur position. Aussi, le collectif l’accuse d’ouvrir un autre concours d’entrée à l’Ensup en dépit de l’absence de place qu’il avait évoquée.
Approché le Directeur général de l’Ecole normale supérieure, le Pr Ibrahima Camara rejette en bloc toutes ses accusations. Selon  les textes de création de l’Ensup, il n’existe que deux manières d’accéder à l’Ensup : concours et la sélection de dossier. Cela en fonction de « la capacité  d’accueil et d’encadrement », affirme-t-il. Or aujourd’hui, il n’existe ni de salle ni de professeurs pour encadrer. Pour le Pr Camara, les membres du collectif ont refusé délabrement de participer au  concours. Aussi, le DG de l’Ensup pense que les membres du collectif peuvent aller enseigner avec le diplôme des facultés.
Toutes les questions adressées au département de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à travers son chargé à la communication,  sont restées sans réponses.
Abdrahamane Sissoko

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