mardi 23 octobre 2018

Les membres du  gouvernement étaient face à la presse le jeudi 12 avril dans la salle de conférence du  centre d’information gouvernementale (Cigma). C’était sous l’égide du ministre de la défense et des anciens combattants.


« Il y’a eu à Dioura (ndlr dans le centre du Mali)  des évènements qui avaient conduit à des morts d’homme » introduit Tiéna Coulibaly. Au stade actuel « on ne sait pas ni comment ni  combien de personnes ont été tuées », a-t-il expliqué. C’est pourquoi, sur demande du ministère de la défense le procureur militaire a ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire.  Les coupables seront punis conformément à la loi en vigueur, promet-il.
 Pour Tiena Coulibaly, tous les militaires qui participent aux opérations ont été  formés au droit humanitaire international. Certes, il peut y avoir quelques éléments « écervelés» qui perpètrent des actes inhumains et dégradants, a-t-il admis. Mais ce n’est pas toute l’armée malienne. Il ne peut pas arriver, selon lui, que l’armée soit braquée contre une communauté ou une région. Car elle est constituée par les fils de toutes les ethnies du pays qui ont d’ailleurs toutes les leur chance.
 Très tendu et visiblement mal à l’aise, le ministre Tiéna Coulibaly a perdu toute sa sérénité. Comme pour brouiller les pistes, il évoque une théorie du complot ourdi par l’extérieur contre le Mali. « Vous savez, notre pays a beaucoup d’ennemie. Le Mali depuis l’époque du président Modibo Kéita est un pays dont la personnalité est supérieure. Il y’a plein de y’a pleins de pays qui ne veulent pas que le Mali émerge » clame-t-il.  « Donc, a chaque fois qu’il a des difficultés au Mali, eux même nous enfonce davantage » affirme l’orateur. Pour finir, le ministre de la défense et des anciens combattants a invité la presse à jouer pleinement son rôle. A cause de Dieu, il faut « refuser une ethnicisassions de  la crise au Mali», conclut-il.
 A sa suite, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Koita, est revenu sur les principales décisions prises en conseil des ministres. Il s’agit entre autre de l’adoption du projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de construction et de bitumage de la route Kayes-Sadiola Kéniéba : Lot n°1 : tronçon Kayes-Sadiola (90 Km).  Entièrement financé par le budget national, le coût de réalisation s’élève à 1 milliard 714 millions 396 mille 40 francs CFA et un délai d’exécution de 26 mois.
Abdrahamane Sissoko

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