mercredi 20 juin 2018
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La salle de conférence de la maison de la presse a servi de cadre le vendredi 9 mars à une conférence débat sur les violences basées sur le genre.

C’était sous l’égide de l’administrateur du bureau de protection des femmes de la Minusma, Oshcard Kouadio.
Organisée par l’agence Komsult communication en partenariat avec l’Onu-Femmes, la présente conférence entre dans le cadre de la célébration de la journée du 8 mars. Elle avait pour thème « tout le monde compte, disons non aux Vbg ». Sujet d’actualité, car le phénomène touche l’homme dans sa chaire et dans son âme. Dans sa communication, l’administrateur du bureau de protection des femmes de la Minusma, Oshcard Kouadio, a expliqué toutes les formes violences à l’égard des femmes.  Il s’agit entre autres des coups et blessures, le gavage des jeunes filles en vue du mariage précoce, les viols, l’excision, le harcèlement sexuel, la répudiation, le rapt de femme, l’abandon prolongé de la femme pour raison de l’exode rural, la discrimination dans l’héritage…etc. Celles-ci sont exacerbées par la crise  institutionnelle et sécuritaire. « Si on associait les femmes à toutes les formes de prise  de décisions. Si on accordait aux dames la place qui leur ait dû, le monde serait mieux », a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissement
Pour la présidente des Amazones, Diakité Kadidia Fofana, «il faut éviter deux poids deux mesures au Mali». C’est pourquoi, elle demande le vote d’une loi dissuasive. Selon, elle personne n’a « le droit de toucher sur corps d’une personne, fut-il une prostituée ». Car affirme-t-elle, « la professionnelle de sexe vend son corps à qui elle veut ». Très offensive, déterminée et poignante, elle ajoute «  si on devrait tous tuer pour infidélité, il n’y’aura plus d’homme sur cette terre ». Désormais, poursuit-elle, le 8 mars sera une journée d’échange et de sensibilisation. Pour terminer, la présidente des Amazones invite à l’union sacrée de tout le peuple malien pour endiguer les violences faites aux femmes. « Nous devons tous garder à l’esprit qu’une femme est toujours la sœur d’un homme », a-t-elle conclu. De son côté, le représentant de l’Onu-femmes appelle à la poursuite du combat pour l’amélioration de la condition des femmes au Mali.
Abdrahamane Sissoko

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